Comment se former en psychothérapie intégrative ?

 

 

Je ne recommanderai particulièrement aucune école ou institut se réclamant du courant intégratif, car je ne les connais pas suffisament.
Néanmoins vous trouverez sur cette page une liste non-exhaustive de quelques instituts de formation.

Il y a une autre manière de se former à la psychothérapie intégrative (qui est la mienne).

 


D'abord, je recommande de se spécialiser dans une seule technique, jusqu'au niveau de la certification (au moins 3 ou 4 ans de formation), en choisissant de préférence une technique d'inspiration intégrative, comme le sont la plupart des psychothérapies dites humanistes (PNL, Gestalt, Analyse Transactionnelle, Hypnose éricksonienne, Psychosynthèse, Approche centrée sur la personne de Carl Rogers, etc, etc...).
Ensuite, selon l'inspiration personnelle, ses envies, les rencontres et les principaux courants psychothérapeutiques, compléter cette formation de base par d'autres techniques, mais de manière moins approfondie.

Cette formule me semble être la plus ouverte et la plus créative. Ne pas oublier une formation à la psychopathologie qui sera de plus en plus nécessaire et demandée par les pouvoirs en place.

Mais le plus important reste toujours selon moi, le travail intérieur psychothérapeutique sur soi-même, de longue haleine, pour explorer son inconscient et tester les différentes techniques.
De plus, si l'on veut s'orienter vers la psychothérapie intégrative en tant que pratique professionnelle, il est nécessaire de suivre au début une supervision, avec un thérapeute intégratif chevronné, c'est à dire dont l'expérience est ancienne et réflexive.

La reconnaissance de votre qualité de psychothérapeute intégratif par vos pairs ne sera pas toujours évidente, car beaucoup fonctionnent encore sur une logique de la spécialisation par école et technique, mais peu importe, ce sont les clients qui vous seront reconnaissants !

La psychothérapie est une discipline exigeante, qui demande une formation intégrative et multidimensionnelle complexe.

Bien sûr, on peut aussi commencer une formation, par des études universitaires et obtenir un diplôme de docteur en médecine, permettant d'être un expert en psychopathologie ou obtenir un master de psychologue clinicien permettant de poser des diagnostics cliniques et avoir une connaissance théorique des courants psychologiques et psychothérapeutiques ;
mais alors, selon ma conception de la psychothérapie, on se trouve au tiers du chemin à parcourir pour pratiquer la psychothérapie. Il manque le principal : la pratique
!

Et la pratique de ce métier commence par un travail sur soi-même profond
. Freud avait raison quand il demandait en premier lieu pour devenir psychanalyste, une analyse sur soi-même. On ne peut, selon moi, travailler sur la psyché des autres, que lorsqu'on a fait un long travail sur sa propre psyché - c'est le sens du "connais toi toi-même" de la tradition grecque. Actuellement, il n'y a pas que l'analyse pour cela, les méthodes sont variées (Gestalt, PNL, hypnose, AT, thérapies corporelles, etc...).

Ensuite, il faut continuer sa formation initiale par la pratique d'une ou plusieurs techniques psychothérapeutiques, formation qui se fait de manière approndie dans des Instituts privés. Là encore, il y a l'embarras du choix, mais il vaut mieux s'adresser aux différents syndicats et fédérations de psychothérapeutes qui ont référencés les écoles les plus sérieuses.

Alors seulement, on peut commencer à recevoir des clients : le chemin de la formation de psychothérapeute est accompli dans ses trois tiers (études théoriques , pratique sur soi-même et pratique de plusieurs techniques).

Il faut encore ajouter, une fois qu'on commencé à exercer, la pratique de la supervision ou (et) de la covision avec ses pairs, absolument nécessaire pour ce métier difficile et trop souvent isolé, de même qu'une formation permanente, de nature toujours très pratique, aux nouvelles techniques qui fleurissent constamment, dans ce secteur dynamique et créatif.

La psychothérapie est donc, dans mon esprit, une discipline très intégrative dans son essence, demandant une formation multidimensionnelle, permettant d'intégrer harmonieusement théorie, pratique et expérience sur soi-même. J'ajouterais même, que pour ce métier très particulier, la meilleure école c'est la vie ; aussi, la meilleure formation préalable conseillée, serait pour moi l'exercice préalable d'un autre métier, dans un domaine différent (enseignement, entreprise, services, administration, etc, etc...).
Le métier de psychothérapeute est un métier de la maturité, qui demande une riche expérience de la vie dans toutes ses dimensions, cela ne s'apprend pas à l'Université, ni avec un diplôme.

L'amendement récent de la ministre R. Bachelot (du 5 mars 2009), venant après la loi Accoyer, suivi de son décret d'application de mai 2010, ne tient pas compte de cette dimension intégrative, spécifique à ce métier.
Au contraire, il donne le titre de "psychothérapeute" aux seuls psychiatres, les docteurs en médecine, et aux autres (psychologues cliniciens, psychanalystes, psychothérapeutes en place depuis plus de 5 ans) après une formation complémentaire en psychopathologie sur les bancs de l'université.
Même si la connaissance de la psychopathologie est utile, cela n'a bien sûr rien à voir avec la pratique réelle de la psychothérapie intégrative.
En donnant tout pouvoir à la psychiatrie et à sa conception réductionniste et unidimensionnelle des troubles mentaux (cognitivo-comportementale et médicamenteuse), cette loi risque de surmédicaliser un peu plus la société française, déjà en grave crise dans le secteur de la santé et particulièrement dans le secteur de la psychiatrie

Il faut espérer que les clients - je n'aime pas les appeler les patients - sauront faire la différence entre ceux qui veulent usurper le titre de "psychothérapeute" et les autres - ils s'appellent souvent maintenant les psychopraticiens - c'est à dire ceux qui auront fait tout le chemin d'une formation intégrative très exigente, fondée sur la pratique.