Ecoles et formations en psychothérapie intégrative

Plusieurs écoles et instituts se réclament du courant intégratif

Je ne recommanderai aucune école ou institut se réclamant du courant intégratif, car je ne les connais pas bien. Il y a une autre manière de se former à la psychothérapie intégrative (qui est la mienne). D'abord se spécialiser dans une seule technique, jusqu'au niveau de la certification, en choisissant de préférence une technique d'inspiration intégrative comme le sont la plupart des psychothérapies dites humanistes (PNL, Gestalt, Analyse Transactionnelle, Hypnose éricksonienne, Psychosynthèse,  Approche centrée sur la personne de Carl Rogers, etc, etc...); ensuite selon l'inspiration personnelle, ses envies, et les principaux courants psychothérapeutiques, compléter cette formation de base par d'autres techniques. Cette formule me semble être la plus ouverte et la plus créative. Ne pas oublier une formation à la psychopathologie qui sera de plus en plus nécessaire et demandée par les pouvoirs en place.
La reconnaissance de votre qualité de psychothérapeute intégratif par vos pairs ne sera pas toujours évidente, car beaucoup fonctionnent encore sur une logique de la spécialisation par école et technique, mais peu importe, ce sont les clients qui vous seront reconnaissants !

La psychothérapie demande une formation intégrative, complète et multidimensionnelle

Bien sûr, on peut aussi commencer une formation, par des études universitaires et obtenir un diplôme de docteur en médecine, permettant d'être un expert en psychopathologie ou obtenir un master de psychologue clinicien permettant de poser des diagnostics cliniques et avoir une connaissance théorique des courants psychologiques et psychothérapeutiques ; mais alors, selon ma conception de la psychothérapie, on se trouve au tiers du chemin à parcourir pour devenir psychothérapeute. Il manque le principal : la pratique !
Et la pratique de ce métier commence par un travail sur soi-même profond
. Freud avait raison quand il demandait en premier lieu pour devenir psychanalyste, une analyse sur soi-même. On ne peut, selon moi, travailler sur la psyché des autres, que lorsqu'on a fait un long travail sur sa propre psyché - c'est le sens du "connais toi toi-même" de la tradition grecque. Actuellement, il n'y a pas que l'analyse pour cela, les méthodes sont variées (Gestalt, PNL, hypnose, AT, thérapies corporelles, etc...). Ensuite, il faut continuer sa formation par la pratique d'une ou plusieurs techniques psychothérapeutiques, formation qui se fait de manière approndie dans des Instituts privés. Là encore, il y a l'embarras du choix, mais il vaut mieux s'adresser aux différents syndicats et fédérations de psychothérapeutes qui ont référencés les écoles les plus sérieuses.
Alors seulement, on peut commencer à recevoir des clients : le chemin de la formation de psychothérapeute est accompli dans ses trois tiers (études théoriques , pratique sur soi-même et pratique d'une ou plusieurs techniques). Il faut encore ajouter, une fois qu'on commencé à exercer, la pratique de la supervision ou (et) de la covision avec ses pairs, absolument nécessaire pour ce métier difficile et trop souvent isolé, de même qu'une formation permanente, de nature toujors très pratique, aux nouvelles techniques qui fleurissent dans ce secteur dynamique et créatif. La psychothérapie est donc, dans mon esprit, une discipline très intégrative dans son essence, demandant une formation multidimensionnelle, permettant d'intégrer harmonieusement théorie, pratique et expérience sur soi-même. J'ajouterais même, que pour ce métier très particulier, la meilleure école c'est la vie ; aussi, la meilleure formation préalable conseillée, serait pour moi l'exercice d'un autre métier, dans un domaine différent (enseignement, entreprise, services, administration, etc, etc...). Le métier de psychothérapeute est un métier de la maturité qui demande une riche expérience de la vie dans toutes ses dimensions, cela ne s'apprend pas à l'Université.
L'amendement récent de la ministre R. Bachelot (du 5 mars 2009), venant après la loi Accoyer, ne tient pas compte de cette dimension intégrative, spécifique à ce métier, et veut donner le titre de "psychothérapeute" principalement aux docteurs en médecine et aux psychologues cliniciens qui n'ont fait qu'un tiers du chemin, le chemin théorique de l'obtention d'un diplôme universitaire ("la diplômite" est un symptôme hélas bien français !). Pour moi, ils ne peuvent pas être des psychothérapeutes complets, car cette thérapie de la psyché, est avant tout une question de pratique et ne s'apprend pas sur les bancs de l'Université. De plus, en donnant tout pouvoir à la psychiatrie et à sa conception réductionniste et unidimensionnelle des troubles mentaux, cette loi risque de surmédicaliser un peu plus la société française, déjà en grave crise dans le secteur de la santé et particulièrement dans le secteur de la psychiatrie
Il faut espérer que les clients - je n'aime pas les appeler les patients - sauront faire la différence entre ceux qui veulent usurper le titre de psychothérapeute et les autres - ceux qui auront fait tout le chemin d'une formation intégrative très exigente.